Danser à 95 ans
À 95 ans, Hortense Sabourin est aveugle mais elle continue sa passion: la danse
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This article was published 05/05/2012 (5115 days ago), so information in it may no longer be current.
L
E 9 avril dernier, la Franco-Manitobaine Hortense Sabourin a célébré ses 95 ans.
Un âge avancé qui ne l’empêche pas de poursuivre sa passion, la danse, malgré la perte de sa vue depuis plus de 15 ans.
“Quand, vers l’âge de 75-80 ans, mon médecin m’a dit que je devenais aveugle, c’était une triste nouvelle mais je n’ai jamais pensé abandonner la danse,” affirme Hortense Sabourin. “C’est un bon exercice et c’est bon pour le moral. On n’a pas besoin des yeux pour danser, mais des oreilles.”
Avec l’aide de sa fille, Claire Sabourin, Hortense a simplement rejoint un nouveau club pour les personnes malvoyantes à Winnipeg où elle réside, l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA).
“Je savais que l’INCA offrait des cours de danse pour ceux qui ont dansé toute leur vie mais qui ne voient plus,” raconte Claire Sabourin. “Ma mère y va deux ou trois fois par mois.”
Même si elle est la plus âgée du groupe, d’au moins dix ans, Hortense Sabourin apprécie l’expérience.
“On pratique les danses qu’on connaît déjà et on en apprend d’autres,” se réjouit-elle.
“Être la plus âgée ne fait pas de différence.
On est tous là pour la musique et la danse.”
Claire Sabourin note d’ailleurs que sa mère “ne s’est jamais laissée aller à dire qu’elle était trop vieille pour quelque chose. Elle a toujours été active. Elle a même pris des cours de natation et appris à plonger à 65 ans!”
Outre la volonté de rester active, Hortense Sabourin a choisi de poursuivre la danse car celle-ci avait fait partie de sa vie depuis l’enfance.
“On habitait à Sainte-Elizabeth et mes parents dansaient beaucoup dans les partys,” se souvient-elle. “Un jour, quand j’avais quatre ans, je les ai vus apprendre le charleston. Le lendemain, j’ai pratiqué dans mon coin. À la fin de la journée, je savais le danser!”
En observant ses parents, Hortense Sabourin a aussi appris la danse carrée, la valse, et un peu de gigue.
“Ma mère est décédée quand j’avais dix ans et comme j’étais l’aînée, j’ai dû m’occuper de la maison pendant que mon père s’occupait de la terre et des animaux,” confie Hortense Sabourin. “Je n’avais donc plus beaucoup de temps pour danser. Toutefois, quand il y avait de la musique, c’était plus fort que moi et je dansais.”
Cette passion s’est poursuivie dans sa vie de femme mariée.
“Avec mon mari, on a toujours dansé quand on en avait la chance,” affirme-t-elle. “En 1965, la toute première salle de danse a été construite à Saint-Jean-Baptiste, et on a été les premiers à signer pour un cours de disco.” Aujourd’hui, Hortense Sabourin est bien décidée à continuer à danser aussi longtemps que possible.
Elle a aussi transmis sa passion à quelquesuns de ses filles et fils, ainsi qu’à l’une de ses petites-filles, qui tient maintenant un studio de danse dans le Connecticut.
“C’est une chance que ma mère ait la santé pour continuer à danser malgré la perte de sa vue, conclut Claire Sabourin. Elle qui aime tant la musique et la danse, elle peut toujours en profiter.”
presse2@la-liberte.mb.ca